INDIGENES et SIFFLETS du STADE DE FRANCE : la Mémoire de la France ???
Quel plaisir de voir enfin un TRIBUNAL reconnaître l'égalité de traitement pour nos "anciens INDIGENES" comme on les appellait : les Marocains, les Tunisiens, les Algériens, les Sénégalais, les Ivoiriens, les Tchadiens,...
ATTENDRE 2008, pour enfin verser la même somme aux soldats de nos "colonies" qui ont participé par le versement de leur sang, n'est que JUSTICE !
Alors voir une minorité de leurs petits enfants, ou arrières petits enfants SIFFLES la MARSEILLAISE est SCANDALEUX....
Extrait du site du Journal du Dimanche...
"Historique", "sans précédent". La décision rendue mercredi par le tribunal administratif de Bordeaux a été dignement saluée par les défenseurs des six plaignants. Six "Indigènes" marocains, comme on appelait les soldats issus des anciennes colonies françaises au sortir de la Seconde guerre mondiale, qui peuvent désormais prétendre à une pension de retraite militaire identique à celle perçue par leurs frères d'armes de métropole. En substance, le montant de celle-ci devrait être multiplié par huit, voire par dix. Le jugement, qui enjoint l'Etat de mettre un terme à cette différence de traitement, sonnerait ainsi définitivement le glas de la loi dite de "cristallisation".
Une proposition de loi à l'étude
Voté en 1959, en pleine période de décolonisation, le texte fixe le barème des retraites allouées aux combattants français et étrangers. Avec des écarts de traitement criants, dus notamment à la différence de niveau de vie dans les pays concernés - un ancien combattant cambodgien par exemple, perçoit 1/25e seulement de la somme allouée à un ancien combattant métropolitain. Soumis au pouvoir discrétionnaire de l'exécutif, ce barème, qui prend donc pour base la nationalité du bénéficiaire et non son pays de résidence, n'a que peu été modifié depuis cinquante ans. Le succès populaire du film "Indigènes" de Rachid Bouchareb en 2007 avait toutefois contribué à un assouplissement de la loi. Même si, comme l'a déclaré à Reuters l'avocate de l'un des plaignants à Bordeaux, "seules les retraites de combattant et les pensions d'invalidité ont été 'décristallisées' dans le cadre de la loi de finances 2007, et pas la pension de retraite de militaire professionnel, qui est la part la plus importante des prestations qui leur sont dues". "La confusion a été volontairement entretenue à l'époque par le gouvernement", a-t-elle ajouté, ce que réfute le ministère de la Défense, contacté par leJDD.fr.
En tout état de cause, désormais pressé par la justice, et à moins d'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat, les pouvoirs publics n'ont d'autre choix que de mettre fin à toute différence de traitement liée à la nationalité des anciens militaires. Mieux, consacré par la jurisprudence depuis mercredi, le principe de "décristallisation" pourrait avoir, dans un futur plus ou moins proche, force législative. Tel est en tout cas le voeu formulé par le président du Conseil régional d'Aquitaine. Le député socialiste Alain Rousset, en première ligne dans ce dossier, a d'ores et déjà prévu soumettre, le 22 octobre, une proposition de loi au groupe PS de l'Assemblée nationale. Le texte proposera ainsi l'extension de la "décristallisation" à l'ensemble des anciens combattants des ex-colonies françaises. Le temps ayant fait son oeuvre, leur nombre est aujourd'hui estimé à moins de 80 000 personnes, de 23 nationalités différentes.
En attendant, le verdict rendu, qui s'appuie sur les accords Euro-Méditerranée signés en février 1996 entre les Communautés européennes et le royaume du Maroc, ne profite qu'aux plaignants marocains: les six présents à la barre mercredi, et, par extension, les plus de cinquante autres qui avaient déposé un recours similaire devant la juridiction administrative. En revanche, un autre plaignant, Sénégalais lui, n'a pu bénéficier d'un même traitement. Preuve que sur le chemin de l'équité, tous les obstacles n'ont pas encore été levés pour les "Indigènes" résidant en métropole.