BRUNO LEMAIRE rappelle sa fidélité à DOMINIQUE DE VILLEPIN, et accepte de servir LA FRANCE : voilà un vrai homme politique ! Ne pas regner ce qui vous ont fait !

Publié le par dgsmairiemetierarisque

Entre loyauté et ambition, le coeur de Bruno Le Maire balance. Si le député UMP de l'Eure a accepté la mission que lui a confié Nicolas Sarkozy -il vient d'être nommé secrétaire d'Etat aux Affaires européennes- ce n'est visiblement pas sans un soupçon de remord vis-à-vis de son "mentor", Dominique de Villepin... ennemi juré du chef de l'Etat. L'ancien Premier ministre est notamment mis en examen dans le dossier Clearstream tandis que Nicolas Sarkozy en est partie civile.

Lors de son intronisation, samedi, Bruno Le Maire n'a pas tardé à avoir une pensée pour celui qui lui a presque tout appris, dans les ministères des Affaires étrangères, de l'Intérieur et à Matignon. Durant dix ans, il fut en effet son conseiller, sa "plume", mais aussi son ami. "Vous me permettrez d'avoir tout de suite une pensée pour le ministre que j'ai servi ici avec bonheur pendant une période agitée de notre histoire diplomatique, Dominique de Villepin", a-t-il déclaré lors de la passation de pouvoirs avec Jean-Pierre Jouyet, qui part, lui, prendre la tête de l'Autorité des marchés financiers (AMF). "Je tiens à rappeler l'amitié personnelle qui nous lie", a-t-il insisté.

L'UE, la solution face à la crise

Mais pour Bruno Le Maire, cette dévotion et ses convictions ne sont pas incompatibles avec sa nouvelle fonction, bien au contraire. "Les convictions que je défends depuis le premier jour de mon engagement politique et que je continuerai à défendre (...) ont leur identité propre, mais elles appartiennent pleinement à la majorité. Elles sont là par conséquent pour aider le président de la République, le Premier ministre, toute la majorité, à réussir le mandat qui nous a été confié par les Français", a-t-il expliqué.

Place à l'action, donc. Le député, dont les ambitions n'ont pas surpris les Villepinistes -qui le trouvaient très "proche de l'exécutif depuis le début de la législature"- a conscience que "nous avons devant nous une année difficile". Parce que c'est la crise, bien sûr, et que l'Europe, qui est selon lui "la solution face au désordre économique et financier (...) va devoir confirmer les espoirs qui ont été placés en elle et montrer qu'elle sait faire face collectivement à la crise économique actuelle." Concrètement, l'Union européenne "devra apporter des réponses concrètes pour défendre l'emploi, renforcer nos industries, offrir de vraies perspectives d'avenir aux plus jeunes, lutter contre l'inquiétude de nos concitoyens", a-t-il précisé. Du travail en perspective...

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