PIERRE STEFANIZZI : Villeneuve d'Asq : Le DIRECTEUR GENERAL DES SERVICES NOUVEAU est arrivé !
Dernière minute du 15/11/2008 :
Toujours pas de directeur général des services. Une mise à jour du régime indemnitaire des agents territoriaux a donné l'occasion au maire d'annoncer la rupture des négociations avec Pierre Stefanizzi, pourtant pressenti pour le poste de directeur général des services (notre édition du 28 octobre). La recherche continue
Un nouveau directeur général des services à la mairie de Villeneuve d'Asq.
«Je suis un soldat de la démocratie et de la République».
C'est tout sauf un détail. Hier, Pierre Stefanizzi arpentait, pour la troisième fois seulement, les couloirs d'un hôtel de ville dont il dirigera les services à partir du 17 novembre. Gérard Caudron, qui l'a choisi après une premier sélection d'un cabinet spécialisé, mise beaucoup sur ce renfort.
L'affaire s'est conclue au terme d'un entretien de deux heures trente. Un temps suffisant pour « sentir que j'avais de grandes chances de bien fonctionner avec quelqu'un comme M. Caudron ». Âgé de 43 ans seulement, Pierre Stefanizzi affiche déjà une belle expérience de « manageur ». Après une maîtrise de droit, de sciences éco et un DESS de finances locales, ce Parisien de souche (« C'est la faute de mes parents ») a démarré comme directeur financier à la mairie de Cachan (Val-de-Marne) avant d'être nommé, deux ans plus tard, à 24 ans, secrétaire général adjoint des ressources internes. Six ans plus tard, il tente l'aventure du privé en créant un cabinet de consultant. Il travaille alors avec des maires de toute sensibilité politique (RPR, PS, PC, UMP). « C'était une période formidable, j'étais mon propre patron et j'étais en contact avec quatorze collectivités locales. » Revers de la médaille, la vie familiale est moins facile. Au bout de trois ans, retour à l'institutionnel avec un poste de directeur général des services à Saint-Mandé (21 000 habitants) puis Argenteuil (100 000 habitants). Villeneuve-d'Ascq ? « Ce n'est pas le choix d'une région, mais d'un poste, d'une équipe, et d'un homme qui m'a semblé être un grand humaniste, une autorité éclairée. Je me suis complètement retrouvé dans ses valeurs. » La feuille de route ? « Redonner confiance aux personnels ». Pour cela, Pierre Stefanizzi sera « modeste et très à l'écoute ». •
L. W. du journal La Voix du Nord.
PETIT RAPPEL HISTORIQUE sur son passage à SAINT MANDE 94, en 2001-2002, extrait d'un compte rendu de conseil municipal de cette commune :
M. BUCHAILLAT souhaite revenir sur deux décisions de justice qui sont intervenues durant l’été 2002 dont le Conseil Municipal n’a pas été informé et il souhaite connaître les suites que M. le Maire compte leur donner. Pour préciser son propos, puisqu’il s’agit d’affaires anciennes, il fait un bref historique. La première avait pour objet la signature d’un contrat de près de 300 000 francs pour six mois avec un cabinet privé qui s’appelait « Pierre STEFANIZZI Consultants » pour une mission d’assistance des services. M. BUCHAILLAT avait considéré que, compte tenu de la nature des missions demandées, il s’agissait, de manière illégale, de confier les fonctions de Secrétaire Général de Mairie au gérant de ce cabinet alors même que ces fonctions ne pouvaient être exercées que par un fonctionnaire territorial présentant des qualifications précises que l’intéressé ne présentait pas. La seconde de ces décisions avait pour objet de conclure un bail avec le gérant de ce même cabinet de consultant pour lui louer un appartement, appartenant à la Commune, à un prix manifestement sous évalué, d’environ 70%. Il lui avait également semblé que cette décision était illégale et que c’était un petit peu cocasse qu’une Ville loue à un tarif très privilégié à quelqu’un qui avait alors le statut de fournisseur privé de la Commune. Avant d’attenter un action en justice, M. BUCHAILLAT avait attiré l’attention de M. le Maire au Conseil Municipal sur les problèmes de légalité que pouvaient présenter ces actes. Or, force est de constater aujourd’hui que le Tribunal administratif a annulé récemment, pour illégalité, ces deux décisions, confirmant l’analyse que M. BUCHAILLAT avait pu en faire. Il souhaite donc connaître les actions que M. le Maire va entreprendre suite à ces deux décisions de justice.
M. BUCHAILLAT souhaite savoir si M. le Maire a, au nom de la Ville, fait appel de ces décisions dans les délais requis. A sa connaissance non, mais les lenteurs de la justice étant ce qu’elles sont, ce n’est pas impossible. Et dans la négative, il souhaite connaître les actions entreprises ou à entreprendre pour rétablir la Commune dans ses droits et plus particulièrement, puisque les affaires budgétaires sont à l’honneur ce soir, comment compte faire M. le Maire pour recouvrer ces sommes qui ont été versées par la Ville en vertu d’actes déclarés illégaux afin d’effacer les conséquences de ces légèretés administratives. M. BUCHAILLAT rappelle au passage que ces sommes représentent environ 350 000 francs....
....Concernant la question de M. BUCHAILLAT, M. le Maire reprend en disant que le tribunal dit, en effet, que la Ville n’aurait pas du faire comme il a été fait. M. le Maire n’a pas souhaité faire appel, le jugement ayant été prononcé. La Justice a tranché, il a pris acte de cette décision, les arrêtés ont été annulés, mais rien ne dit, et M. BUCHAILLAT le sait bien, qu’un remboursement doit être envisagé. Le contrat annexé à l’un des arrêtés était un contrat d’intervention d’un cabinet extérieur qui prodiguait des conseils auprès du Maire. M. le Maire précise que M. STEFANIZZI est actuellement Directeur Général Adjoint d’une Ville de 95 000 habitants ce qui prouve qu’il a passé ses concours. M. BUCHAILLAT interrompt M. le Maire en indiquant que M. STEFANIZZI n’était pas fonctionnaire à l’époque et qu’il ne parle pas de compétences mais de qualifications.
M. le Maire rappelle qu’il y a eu un jugement qui a été prononcé et il est à disposition dans le service de Mme RIGAL. La Ville a donc pris acte du jugement du tribunal. M. GUÉRARD intervient et trouve que le tribunal administratif a appliqué les textes et il ne revient pas la dessus. Il revient sur le problème de fond et il se trouve que c’est dans le domaine financier que M. STEFANIZZI a travaillé. Au moment de la mise en place de la M14, il n’y avait pas, sur la place, de fonctionnaire disponible capable de pouvoir faire ce travail et d’autre part de pouvoir, s’il peut dire, mettre la Ville en phase d’opérationnabilité immédiate. M. STEFANIZZI avait, en tant que consultant, cette capacité et il a été recommandé par l’administration municipale de l’époque. Il aurait peut être fallu chercher un fonctionnaire en province ne connaissant rien d’une Ville de 20 000 habitants et de la M14, pour appliquer strictement le problème bureaucratique. M. GUÉRARD souhaite dire franchement son avis, en tant qu’ancien fonctionnaire del’administration centrale des finances et qui exerce également dans le domaine privé, il considère que ce système qui consiste à dire, il vaut mieux prendre quelqu’un qui soit dans une norme administrative et qui n’a pas la compétence plutôt que de prendre quelqu’un d’extérieur qui est compétent n’est pas cohérent. M. GUÉRARD signale que si cela était à refaire et que si M. le Maire lui demandait son avis, il répondrait par la positive sans hésitation.
M. BUCHAILLAT demande si, une fois déjà il a porté un jugement sur les compétences de M. STEFANIZZI ? Jamais et il ne se permettrait pas de le faire. Mais il y des lois en France et M. le Maire en tant que Député les vote et il doit les respecter. M. Le Maire rétorque que, grâce à M. STEFANIZZI, la Ville a gagné 25 MF sur la renégociation de la dette. Le Président du tribunal a dit que la Ville aurait du s’y prendre autrement. M. le Maire en a pris acte, il ne recommencera pas...