Les retraites dorées de nos amis de la VILLE de QUEBEC ! Encore mieux que les fonctionnaires en France !

Publié le par dgsmairiemetierarisque

Ville de Québec: retraite dorée à 60 ans 

 

Ville de Québec: retraite dorée à 60 ans

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L'administration de la Ville de Québec ne réclame pas l'abolition de la «prime de raccordement» dans les présentes négociations avec les employés.

Photothèque Le Soleil

François Bourque
Le Soleil

(Québec) Des employés de la Ville de Québec, qui partent à la retraite à 60 ans, gagnent parfois plus cher (revenu net) que lorsqu'ils é­taient au travail.

Ville de Québec: retraite dorée à 60 ans

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Taux de remplacement du dernier salaire

Infographie Le Soleil

Des fonctionnaires et des cols bleus qui touchaient 40 000 $ peuvent ainsi recevoir jusqu'à 103 % de leur salaire net pendant cinq ans. Le régime de retraite de l'ancienne Ville de Québec leur assure alors jusqu'à 84 % de leur revenu net, auquel s'ajoutent une «prime de raccordement» et la prime du Régime des rentes du Québec, pour un total pouvant atteindre 103 %. Il en va ainsi pendant les cinq premières années de retraite.

Le pourcentage chute ensuite à... 97 % ou 98 % lorsque ces retraités atteignent 65 ans et cessent de toucher la «prime de raccordement». Cette prime de raccordement avait été instituée à l'époque où la Ville de Québec voulait encourager ses employés à partir plus vite à la retraite. Elle visait à réduire l'écart entre le salaire net gagné au travail et le revenu de retraite.

Depuis qu'il est possible de toucher la prime du Régime des rentes du Québec dès 60 ans, la pertinence du «raccordement» a été parfois remise en question.

 

L'administration Boucher avait d'ailleurs souhaité l'abolir et l'avait inclus dans ses demandes de négociation, mais y avait finalement renoncé devant le refus catégorique des syndicats.

Aussi étonnant qu'il puisse paraître, l'abandon de la prime de raccordement ne fait donc pas partie des demandes de la Ville dans les présentes négociations.

Un tableau préparé par les actuaires Normandin Beaudry montre que les employés de Québec, qui partent à 60 ans après 30 ans de services, ont droit à une retraite généreuse dont les conditions varient selon la nature de l'emploi et le salaire final. Le groupe le moins favorisé est celui des employés qui gagnaient 70 000 $ et qui ne reçoivent que... 86 % à 88 % de leur salaire net après 65 ans.

Il importe de préciser que seuls les employés qui ont travaillé dans l'ancienne Ville de Québec ont droit à la prime de raccordement.

Les régimes de retraite de Québec sont harmonisés depuis 2005, mais la rente versée à chaque employé reste tributaire des régimes en vigueur avant les fusions.

Les employés de l'ancienne Ville de Québec ou de l'ancienne communauté urbaine de Québec (CUQ) avaient de meilleures con­ditions de retraite que ceux de villes plus petites.

À chacun ses déficits

Au moment des fusions, plusieurs régimes de retraite des anciennes villes étaient en déficit, notamment à Québec. D'autres régimes, com­me à la CUQ et à Sainte-Foy, étaient au contraire en surplus.

Le bilan cumulatif au moment des fusions : un déficit de 120 millions $. Il avait été con­venu alors que chaque ancienne ville pouvait disposer de ses surplus et que chacu­ne restait responsable de ses déficits. Cette règle tient toujours.

Les citoyens de l'ancienne Ville de Québec vont ainsi continuer de payer seuls les déficits de leurs anciens régimes de retraite, qui atteignent aujourd'hui 171 millions $. Il est prévu que cette dette sera éteinte vers 2045.

Au total, les déficits de tous les régimes de retraite de Québec dépassent actuellement les 535 millions $, incluant les déficits à la charge spécifique de l'une ou l'autre ancienne ville.

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Publié dans Prise de position !

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