Outre Mer

Vendredi 10 avril 2009

Simon Loueckhote rejoint la liste Gomès

Après quelques semaines de tractations avec l’Avenir ensemble et Calédonie ensemble, le mouvement de Simon Loueckhote a tranché. Il a choisi de faire liste commune en province Sud avec Philippe Gomès.

Après Evelyne Lèques, annoncée mercredi comme numéro 2 sur la liste conduite par Philippe Gomès aux élections provinciales, c’est Simon Loueckhote, qui s’est déclaré publiquement hier comme prenant la place de numéro 3.
Après quinze jours d’incertitude et de discussions entre le président du LMD (Le Mouvement de la Diversité), Calédonie ensemble de Philippe Gomès, et l’Avenir ensemble d’Harold Martin et Didier Leroux, le choix du sénateur et de son équipe s’est finalement porté sur la liste Gomès.
« Nous avions d’abord le choix entre un partenariat et constituer notre propre liste », explique Simon Loueckhote. « Nous avons décidé de nous associer à d’autres, partageant notre sensibilité non-indépendantiste. Et au terme d’un processus conforme à ce que prévoient nos statuts, notre directoire a estimé que Calédonie ensemble était dans la perspective politique et dans la logique d’ouverture la plus conforme à nos attentes », résume le sénateur. « En matière d’ouverture, de diversité, d’action sociale, de lutte contre les inégalités, Calédonie ensemble nous est apparu plus en phase avec notre mouvement. D’autant qu’ils ont accepté que nous placions sept de nos candidats dans les quinze premières places. C’est-à-dire les places éligibles. »
Sept places parmi les quinze premiers, voilà qui est généreux, très généreux même. Et il n’est pas certain que sur ce point précis, l’entourage de Simon Loueckhote et celui de Philippe Gomès se soient véritablement bien compris…

« Comment peut-on imaginer une seconde qu’Harold Martin ou Philippe Gomès aient pu marchander ? »


Le sénateur a tenu également à répondre aux rumeurs laissant entendre que son soutien et celui de son équipe soient allés au plus offrant. « On a parlé d’argent, des chiffres ont été lancés. Ces rumeurs sont indignes et insultantes. Elles sont insultantes pour moi, qui serais le supposé bénéficiaire de ces tractations. Mais elles le sont plus encore pour Harold Martin et Philippe Gomès, qui en seraient les initiateurs. Comment peut-on concevoir une seule seconde, quand on connaît ces deux hommes, que l’un ou l’autre ait pu se livrer à pareil marchandage. C’est inimaginable et indigne ! » Le nom que prendra la liste du trio Philippe Gomès-Evelyne Lèques-Simon Loueckhote devrait être décidé et révélé ce week-end.
Par ailleurs, Simon Loueckhote estime qu’il revient à son mouvement, le mieux placé aux îles, d’y conduire une liste non indépendantiste, unique et d’ouverture, susceptible d’accueillir des candidats Avenir ensemble, Calédonie ensemble, et Rassemblement. Sa tête de liste désignée ? Hnawange Hnawange. Sachant que le camp non indépendantiste ne peut guère espérer plus de deux sièges aux îles, la bataille promet d’être rude pour la deuxième place.

Philippe Frédière pour les Nouvelles Calédoniennes.
Par dgsmairiemetierarisque
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Mardi 3 mars 2009

Simon Loueckhote ne conduira pas de liste d’union non indépendantiste aux Loyauté. C’est dans le Sud, « là où ça compte », qu’il se présentera aux provinciales. Mais il n’a pas encore décidé avec qui.


Simon Loueckhote n’a donc levé que la moitié du voile. Très « courtisé », selon ses propres termes, il n’a fait que le premier des deux choix qui se posent à lui et maintient le suspense.
Ce qui est sûr, c’est qu’il ne sera pas aux Loyauté pour les provinciales. Les Iles ont beau être son « âme » et sa « raison de vivre », il constate après vingt ans de présence et « d’engagement » à l’assemblée de province que les Loyautés vont à l’échec, au rythme d’un « exode inexorable » et d’un développement économique qui ne prend pas.
« C’est ici, dans le Sud, que se décide l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. C’est le poumon, c’est le cœur. Et les gens des Iles le savent bien » puisqu’ils sont environ 15 000 à vivre principalement dans le Grand Nouméa.


« Si on prête à ma personne et au Mouvement de la diversité autant d’importance et de qualités fédératrices, s’amuse le sénateur, pourquoi vouloir nous cantonner aux Iles ? » Car c’est bien là que tous ceux qui ont pris langue avec lui voulaient l’envoyer, affirme-t-il en soulignant que le plus « pressant » était Philippe Gomès.


Ne pas « brûler les étapes »


Certes, admet-il, ses amis des Iles peuvent se sentir « abandonnés ». Mais il leur répond que c’est peut-être de Nouméa qu’il pourra le mieux les aider, et que son choix ne remet pas en cause l’idée de constituer une liste d’union non indépendantiste aux Loyauté pour éviter que la mouvance, passée en vingt ans de 30 à 12 % de l’électorat qui s’exprime, ne soit écartée de l’institution.
« On discute, on imagine une stratégie. Regroupons-nous sans désespérer. Le courant de pensée non indépendantiste ne sera pas absent de la province des Iles », affirme le sénateur, même s’il faudra pour cela « changer de stratégie, avoir un nouveau langage, de nouvelles idées, un nouveau projet ». Avec qui pour piloter l’union ? Le LMD, au vu des résultats des municipales, s’estime aujourd’hui le plus représentatif. Il lui semblerait logique de tirer la liste, mais il n’en fait pas une question de principe, pour ne pas « bloquer la discussion ».
Et dans le Sud ? Simon Loueckhote ne veut pas « brûler les étapes » et n’est « pas en mesure » de dire s’il conduira une liste purement Mouvement de la diversité ou s’il nouera un partenariat. Il laisse la porte largement ouverte. Le choix du partenaire, dit-il, dépendra de sa capacité à accepter un certain nombre de valeurs du Mouvement de la diversité, notamment sur le thème cher au sénateur de la place des communautés.
La réponse, a-t-il annoncé, viendra « vite », sans autre précision de date. L’incertitude nourrit évidemment les supputations. On voit mal le sénateur pencher vers le RPC qu’il vient de quitter, ou le Rassemblement, dont il a pris ses distances. Reste Calédonie ensemble, dont le leader Philippe Gomès a voulu lui forcer la main sur les Iles, ou l’Avenir ensemble, dont il dit avoir été « un peu déçu » à propos de la lutte contre la vie chère.
Il reste surtout l’envie flagrante de Simon Loueckhote d’exister par lui-même. Une revendication d’indépendance, en quelque sorte.


Bonne chance à SIMON LOUECKHOTE, et de Métropole nous suivrons et soutiendrons son combat pour LA DIVERSITE et LA NOUVELLE CALEDONIE dans la FRANCE !

Par dgsmairiemetierarisque
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Lundi 2 mars 2009
De notre ami et bien informé www.fxgpariscaraibe.com

Le Collectifdom réussit son retour place de la Nation à Paris
A l’appel du Collectifdom, quelque 5000 personnes se sont rassemblées samedi dernier place de la Nation à Paris. Si Lutte ouvrière et le NPA de Besancenot sont venus apporter leur soutien en début d’après-midi, cette fois, ce sont d’abord les Antillais, Guyanais et Réunionnais, dont quelques personnalités, qui étaient là pour soutenir leurs compatriotes de Guadeloupe et Martinique.


Après le défilé du 21 février entre République et Nation, la manifestation de ce samedi avait plus des allures de meeting, avec une scène, des prises de parole et des interventions artistiques.

Sous les couleurs de Continuité lyannaj kont pwofitasyon, l’extrême gauche qui soutient Elie Domota à fond, est venue réaffirmer tout son soutien aux grévistes antillais, en marge du rassemblement appelé par le Collectifdom, plus modéré.

Dans la foule de nombreux anonymes ont tenu à porter leur message…

Dédé Saint-Prix, accompagnée de la directrice du Théâtre de Vitry, Leïla Cuikermann, est monté sur scène pour une petite performance qui a eu son succès.

Le comédien guadeloupéen Geg Germain et le chanteur martiniquais Philippe Lavil sont apparus ensemble sur la scène comme pour mieux affirmer l’unité des Antillais.

Autour de la chanteuse guyanaise Sylviane Cédia, le secrétaire du Collectifdom, Jocelyn Minatchy, et une militante, Mona Eraville.

A l’instar de Greg Germain et Philippe Lavil, l’UMP Jean-Claude Beaujour et la radicale de gauche, Janine Maurice-Bellay se sont affichés ensemble.

Les producteurs Jimmy Blanche et Joseph Dunoyer et le fils de ce dernier, Erwan Carlos.

Nouveau porte-parole du Collectifdom, Jocelyn Minatchy est peu à peu en train de devenir la valeur montante de cette association qui, depuis une paire d’années, connaissait une légère extinction de voix.

Il habite à Rouen, il est venu manifester à Paris avec son tee shirt aux couleurs de l’UGTG. Michel Jockson est natif de Bas-du-Bourg à Basse-Terre, comme son nouveau héraut, Elie Domota.

Misha perichon jacques de kerra.jpgMisha Périchon, communicante pour les Caribean awards music, pose avec le chanteur styliste Jacques de Kerra.

La chanteuse Perle Lama a récolté un joli succès en chantant, entre autres, une ode à Toussaint Louverture.

Et tandis qu’aux Antilles, LKP et collectif du 5 février demandent une amélioration de la vie quotidienne, certains sont là pour rappeler le montant des arriérés !

Bernard Solitude, avocat guadeloupéen, au micro de France-Info

Il est l’homme de toutes les marches des Antillais à Paris depuis 1993. Théo Lubin, disciple de Garsin Malsa et du comité pour la réparation, était aussi le sonorisateur de l’événement.
Par dgsmairiemetierarisque
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