Le journaliste, qui s'est rendu à Gaza, cite de nombreux témoignages dont celui d'un "médecin de l’hôpital Shifah, qui refuse catégoriquement qu’on le cite, et qui a risqué sa vie, nous dit : « il se peut que le nombre des morts ne soit pas supérieur à cinq ou six cents. Pour la plupart, des jeunes de 17 à 23 ans, recrutés dans les rangs du Hamas qui les a littéralement envoyés au massacre »".
Le ministère palestinien de la Santé donne le chiffre de 1 315 victimes. Les autorités militaires israéliennes estiment elles que près de mille Palestiniens ont été tués au cours de l’opération militaire, dont deux tiers étaient des activistes du Hamas.
Cette affaire, si elle se confirme, est à rapporter à un précédent, celui des combats de Jenine, en avril 2002. Lors des affrontement entre l'armée israélienne et les combattants palestiniens (Hamas, Djihad islamique et Brigades des martyrs d'Al Aqsa), les sources palestiniennes, largement reprises dans la presse, parlaient de 400 à 500 morts, évoquant un "massacre", voire "un génocide". Des chiffres alors repris par Shimon Peres, le ministre israélien des affaires étrangères. Au final un rapport d'Human Rights Watch, dénombrait 52 victimes palestiniennes, dont 22 civils. Le directeur de l'hopital de la ville, Mohammed Abou Ghali, parlait lui de 54 morts (par exemple ici).
Etablir le nombre de morts est toujours une tâche complexe... et très politique. En clair : le Hamas a intérêt à gonfler le nombre des morts civils et à minimiser celui de ses pertes militaires. Il ne s'en prive pas, affirmant avoir perdu à peine une cinquantaine de combattants. De son côté, Israël a un intérêt exactement inverse en affirmant avoir tué beaucoup de combattants (entre 600 et 700) et peu de civils.
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