Outre Mer

Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 20:42

Sur M6, un reportage a présenté la Nouvelle-Calédonie comme le dernier endroit de France où trouver du travail n’est pas un problème. Pour les jeunes Métros en quête de soleil et de carte postale.

« Chômage inexistant », « Nouméa, une ville aux airs de petite Californie » et « du beau temps toute l’année ». Présentée comme ça et vue depuis la Métropole, la Nouvelle-Calédonie a forcément des airs de pays de cocagne. C’est le point de vue adopté par les auteurs d’un reportage diffusé lundi soir sur M6, dans l’émission Capital, dont le thème était « Jobs, salaires, la réussite au soleil ».
Au côté d’Abu Dhabi ou du Brésil, le Caillou a ainsi été présenté comme un endroit où tout est possible pour le Métropolitain en quête de soleil et de travail.

Le parcours de plusieurs jeunes, forcément sidérant pour le téléspectateur métropolitain.

Passé les traditionnelles images bleu lagon façon « office du tourisme » et un rappel du contexte économique actuel relativement florissant (un taux de croissance à 5 % et une économie encore dopée par le nickel), les journalistes se sont ensuite attardés sur le parcours de plusieurs jeunes, forcément sidérant pour le téléspectateur métropolitain.
Le premier, fraîchement débarqué et diplômé en informatique, décroche un entretien d’embauche « dans l’heure ». Les deux autres travaillent dans la restauration et dans des conditions a priori enviables : nourris, blanchis et logés pour presque rien. D’après les auteurs du reportage, ils seraient ainsi une centaine par jour à débarquer sur le Caillou en quête de cette ruée vers le job qui fait cruellement défaut en Métropole. Le chiffre est sans doute un tantinet exagéré mais le phénomène existe bel et bien dans certains secteurs d’activité.
L’une des raisons de cet afflux « massif », selon le reportage ? Le manque de main-d’œuvre locale qualifiée. Le seul obstacle pour franchir le pas ? Le coût d’un aller simple. Parce qu’un job facile au soleil, ça se mérite quand même…
Entre information et carte postale, les rêves d’évasion n’ont pas fini d’alimenter les sujets de reportage. La Nouvelle-Calédonie s’y prête encore à merveille, même si le parti pris des journalistes a dû quelque peu exaspérer les défenseurs de l’emploi local.


Pierrick Chatel pour le Journal Les Nouvelles Calédoniennes.

EN CALEDONIE, ne pas oublier que la PREFERENCE NATIONALE LOCALE, est le Leitmotiv de quasiment tous les partis politiques de Nouvelle Calédonie, surtout en cette année électorale : Elections Provinciales le 10 mai 2009 !

L’emploi local revient sur le tapis

A l’instar d’autres responsables syndicaux, Didier Guénant-Jeanson s’est retenu de casser son téléviseur en voyant le reportage… « C’est vraiment choquant de constater que certains patrons sont capables d’embaucher des gens sans expérience et de les payer au-delà des conventions collectives alors que ces mêmes patrons peuvent être beaucoup plus exigeants avec un Calédonien, à qui on demande une expérience démesurée…
Si la Calédonie est vue comme un eldorado de l’extérieur, cette vision est loin d’être partagée par les Calédoniens eux-mêmes 
», ne décolère pas le patron de l’Usoenc.
Gérard Jodar n’est pas non plus le dernier surpris. Le président de l’USTKE avait été contacté par le réalisateur avant le tournage. « Il m’avait précisé qu’il voulait voir l’autre visage de la Calédonie et m’avait demandé de l’emmener dans les squats par exemple, explique le président de la centrale. J’avais prévu des rencontres, mais il ne m’a jamais rappelé lors de sa venue. C’est choquant de faire, d’une certaine manière, la promotion du pays en parlant du soleil toute l’année et du plein-emploi alors que le fossé entre les pauvres et les riches n’a jamais été aussi grand. Cette manière de présenter les choses ne peut inciter qu’une chose : l’immigration, alors qu’il faudrait réellement pouvoir la contrôler. Et qu’une loi sur l’emploi local voit enfin le jour» On ne dit pas autre chose du côté du Palika. Le parti politique avait voté une motion sur l’immigration lors de son dernier congrès en demandant notamment l’instauration d’un observatoire. « L’immigration en tant que telle n’est pas un problème, mais il convient absolument de mettre en place rapidement des textes sur l’emploi local, dans le secteur public et privé », indique Sylvain Pabouty.

Par dgsmairiemetierarisque - Publié dans : Outre Mer
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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /2008 04:50

Au nom de l’emploi local, la Nouvelle Calédonie, la Polynésie, la Guyane...pratiquent LA PREFERENCE NATIONALE LOCALE...alors les Métropolitains ne rêvez plus...on ne veut plus de vous sur ces territoires français...mais on veut bien DES FINANCES PUBLIQUES de la METROPOLE ! Et si possible TOUJOURS PLUS !

Le personnel de l’Etablissement de formation professionnelle des adultes (ETFPA) de Bourail Nouvelle Calédonie, a débrayé pendant une heure, hier, pour protester contre l’embauche d’un formateur métropolitain.

Tous les salariés se sont opposés au recrutement d’un nouveau formateur, qu’ils décrivent comme un ancien militaire récemment débarqué sur le Caillou. Selon les salariés, cette nouvelle recrue a été préférée à un jeune local qui « tenait la route », et qui occupait le poste depuis deux mois en contrat à durée déterminée. « Nous militons pour l’emploi local. Il n’y a ni racisme ni xénophobie dans cette affaire. Ce n’est pas l’origine ethnique ou géographique de la personne recrutée que nous mettons en cause. C’est uniquement le fait qu’elle ne soit pas sur le territoire depuis longtemps et qu’elle prenne la place d’un local compétent », insiste un formateur titulaire.
Hier matin, les personnels avaient rendez-vous avec Mickaël Bersoulé, directeur par intérim de l’ETFPA et attaché du cabinet d’Harold Martin.
La partie bouraillaise de l’ETFPA accueille notamment un internat de 160 places, dont 60 places féminines, et une cantine. La structure est spécialisée dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, de la mécanique, des engins de chantier et du bâtiment.



LA PREFERENCE NATIONALE, version NOUVELLE CALEDONIE !

Première ébauche de loi sur l’emploi local

Simple ébauche ou véritable avant-projet ? Quelques feuilles rédigées par un conseiller d’État jettent les bases de ce que pourrait être le dispositif de protection de l’emploi local. Le patronat y perçoit une usine à gaz paralysante pour les entreprises. D’autres y voient un hymne un peu creux à la citoyenneté.

Seuls les « citoyens calédoniens », ou les personnes justifiant de dix ans de résidence auraient un libre accès au marché du travail. Les autres, tous les autres, y compris les conjoints des premiers, devraient franchir une série d’obstacles plus ou moins hauts en fonction de leur ancienneté sur le territoire pour accéder à l’emploi salarié. Tel est le fil conducteur de la première rédaction, du premier brouillon disent ses détracteurs, du projet de loi du pays sur l’emploi local.
Le texte, communiqué aux partenaires sociaux et aux élus début décembre, n’a aucune chance d’aboutir tel quel devant le Congrès calédonien. Le patronat prophétise déjà la paralysie de l’économie s’il est voté en l’état. Des syndicats de salariés ont également émis des réserves. En l’absence de consensus, il ne sera même pas soumis à l’examen de la commission consultative du travail. Annie Beustes et Jean-Claude Briault, les deux membres du gouvernement chargés du sujet, ont déjà fait savoir qu’ils n’en voulaient pas. Le conseiller d’État Jean-François Merle va donc revoir sa copie. Faire des navettes. Objectif, parvenir à un consensus au cours des deux prochains mois. Le gouvernement Harold Martin s’étant fixé pour but de boucler le dossier avant les élections provinciales de mai 2009.
Mission impossible ?
Voici en tout cas, et en résumé, les grandes lignes de cet avant-projet.

Libre accès aux seuls « citoyens »
L’ensemble des offres d’emplois salariés, quel que soit le secteur d’activité, et quel que soit le niveau de qualification requis, seront libres d’accès sans restriction aux seuls citoyens calédoniens ainsi qu’aux personnes justifiant de dix années de résidence. Les entreprises auront l’obligation de déclarer leurs offres à l’administration.

Métiers ouverts aux résidents d’au moins cinq ans
Les offres d’emplois concernant des activités professionnelles classées comme présentant « des difficultés de recrutement » seront également ouvertes aux personnes résidant en Calédonie depuis au moins cinq ans. Sont considérées comme telles les activités et les métiers dans lesquels les citoyens et assimilés ne représentent que 20 à 70 % des effectifs.

Métiers ouverts aux résidents d’au moins trois ans
Pour les activités classées comme présentant « d’importantes difficultés de recrutement », les offres seront accessibles aux personnes résidant depuis au moins trois ans. Par importantes difficultés de recrutement, il faut entendre les professions dont les citoyens et assimilés représentent moins de 20 % des effectifs.

Certificat de carence pour les nouveaux venus
Les employeurs ne pourront embaucher des personnes arrivées depuis moins de trois ans ou recruter des personnes en Métropole qu’après avoir tenté en vain de recruter localement, et obtenu de l’administration un certificat de carence prouvant que leur offre d’emploi n’a pu être pourvue de cette manière.

Les délais qui font hurler les patrons
Un employeur qui dépose une offre d’emploi par voie d’annonce dans la presse, en interne, ou par une agence de recrutement, devra la déposer également auprès du « service public de placement ». Au bout d’un mois, s’il n’a pas trouvé localement de candidat correspondant aux critères du poste recherché, l’employeur saisira la « commission paritaire de l’emploi local » pour obtenir un « certificat de carence » lui permettant de recruter à l’extérieur. La commission a un mois pour se prononcer. Si elle ne le fait pas, le certificat de carence est considéré comme acquis.
Un mois pour l’offre locale, un autre mois pour le certificat de carence, deux mois au total. Ce délai est jugé antiéconomique et irréaliste par le patronat. « Il va à l’encontre du besoin de réactivité des entreprises, qui vont perdre d’entrée de jeu huit semaines avant de pouvoir lancer un recrutement ayant une véritable chance d’aboutir pour les métiers très spécialisés ou très hautement qualifiés. » Apparemment, ces délais sont en passe d’être revus à la baisse, voire supprimés.

Création d’un tableau des métiers
Pour que ce système fonctionne, il faut préalablement élaborer un tableau des activités professionnelles à partir des données de la Cafat et du service public de l’emploi et des analyses statistiques dans les branches professionnelles. Il s’agira de classer chaque métier dans une catégorie d’accessibilité.
Ce tableau doit être réalisé avant 2012. Ensuite, il faudra le réviser tous les trois ans. La tâche incombera aux partenaires sociaux ou, à défaut, au gouvernement.

Philippe Frédière pour le Journal les Nouvelles Calédoniennes

  Repères 
Effets pervers
Les premiers lecteurs de l’avant-projet ont pratiquement tous relevé deux effets pervers qui accompagneront presque immanquablement un dispositif de cette nature.
Le premier sera la tendance des chefs d’entreprise à surenchérir dans les critères exigés pour correspondre à un poste afin de s’affranchir de la tenaille de l’emploi local. Exemple, « cherche ingénieur informaticien ayant au moins cinq ans d’expérience à l’international… » Ou bien, « recrute chef de chantier parlant couramment espagnol… »
Le deuxième effet sera l’augmentation du nombre de travailleurs indépendants, vrais et faux. La loi ne visant que les emplois salariés, tout métropolitain resterait libre de venir s’installer en Calédonie comme artisan ou pour exercer une profession libérale. Vrai patenté, ou vrai-faux patenté…

Petite leçon de constitutionnalité
Le consensus qui s’était établi il y a un an entre patronat et syndicats calédoniens portait sur une protection de l’emploi local graduée en fonction des diplômes. À emploi peu qualifié, forte protection.
À emploi très qualifié, faible protection, car faible disponibilité.
Problème, cette discrimination en fonction du niveau de diplôme risque d’être jugée inconstitutionnelle. Le conseiller d’État contourne le problème en procédant métier par métier. Au bout du compte, ça revient à peu près au même, sauf que c’est beaucoup plus compliqué et que cette complication effraie
Par dgsmairiemetierarisque - Publié dans : Outre Mer
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 12:30
Du site www.info.lnc.nc

Tous d'accord au comité des signataires
Pour la deuxième année consécutive, le comité des signataires s’est déroulé à Matignon. Le Premier ministre François Fillon l’a ouvert puis conclu. Sous la conduite du secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer Yves Jégo, ce rendez-vous, très consensuel, a entériné le travail de la mission d’appui sur les transferts de compétence et préparé la modification de la loi organique.

Transferts de compétence
Le Congrès pourra décider dans les six mois suivant le début de la prochaine mandature du transfert de l’enseignement secondaire public et des enseignements primaires et secondaires du privé. L’Etat a donné des garanties sur la délivrance des diplômes, le niveau de recrutement des enseignants et sur les programmes. Ces derniers resteront ceux prévus par l’Etat mais la Nouvelle-Calédonie pourra proposer des adaptations. Les enseignants seront mis à disposition de la Nouvelle-Calédonie et leurs salaires pris en charge par l’Etat.
En revanche, en raison de leur complexité, la sécurité civile, le droit commercial et le droit civil vont passer de l’article 21-3 à l’article 27 de la loi organique. En clair, la Nouvelle-Calédonie n’aura pas obligation de décider de leur transfert dans les six premiers mois de la nouvelle mandature du Congrès. Elle pourra prendre ces décisions entre 2009 et 2014. Paul Néaoutyine a demandé que la démarche réalisée grâce à la mission d’appui soit appliquée pour le reste des compétences à transférer.

Modification de la loi organique
Elle devrait intervenir en juin-juillet au Parlement. La promulgation est prévue pour août 2009. Le Congrès recevra le projet de loi dans les jours qui suivront les élections provinciales du 10 mai.

Le rééquilibrage
Concernant le dossier du rééquilibrage, le comité des signataires « a pris connaissance avec un vif intérêt des récents travaux conduits par l’AFD, l’ISEE et l’IEOM sur le rééquilibrage social et économique des différents espaces géographiques de la Nouvelle-Calédonie ».
Selon ces études, entre 1996 et 2004, les écarts entre PIB et habitants ont baissé de 50 %. « Les îles Loyauté se rapprochent de la Grande Terre. Le rapprochement avec la province Sud est particulièrement net. En 1989, les écarts moyens entre les deux provinces étaient de 1 à 5 (en défaveur des îles Loyauté) ; en 1996 cette différence n’est plus que de 3,6. En 2004, l’écart est réduit à 2,8 », indiquent les conclusions du comité des signataires.

Nickel
Sur la stabilité de l’actionnariat d’Eramet, et celui de la SLN, l’Etat a confirmé que « les branches d’activité de cette société sont des actifs stratégiques ». Sous-entendu, il ne laissera pas filer la société dans des mains étrangères. L’Etat a également indiqué noter « avec intérêt le dernier état des discussions entre l’actionnaire de référence de la SLN et l’actionnariat calédonien, en vue d’associer plus étroitement cette dernière à la gouvernance et à la stratégie de la SLN ». Pierre Frogier a par ailleurs demandé que lors du prochain comité des signataires soit évoquée la stratégie de la Nouvelle-Calédonie en matière minière et, notamment, par son outil financier qu’est la STCPI.

Mise en place de l’euro
Des groupes de travail seront mis en place avec les élus et les socio-professionnels en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna. Les délégations sont tombées d’accord pour dire que le « bilan pourrait ensuite éclairer un débat au Congrès ».

David Martin 

  Repères 
Fillon en Nouvelle-Calédonie
Le Premier ministre devrait se rendre en Nouvelle-Calédonie en 2009. Le mois de janvier est envisagé mais il lui a été indiqué qu’en raison des vacances, ce n’était pas
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