Gaspillages Publics et Scandales

Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /2009 18:31

G érard Schivardi constamment au bord des larmes, Jean Vialade, 82 ans, figure de la Résistance viticole qui se lève pour un discours enflammé de plusieurs minutes, abondamment applaudi : l'émotion était très vive, hier soir à Mailhac, où « maires, élus, militants, citoyens » de toutes tendances étaient invités à participer à un meeting d'unité en soutien à Gérard Schivardi. Le maire de Mailhac, invalidé de son mandat de conseiller général sur décision du tribunal administratif de Montpellier, pour avoir versé de sa poche lors de la campagne des cantonales, 223,45 euros qui auraient dû être financés sur un compte de campagne.

SCANDALEUX quand on voit un JEAN PIERRE HUCHON condamné pénalement, et pas déclarer INELIGIBLE !


Invalidé et frappé d'une inéligibilité d'un an. Dès l'entrée dans la salle, chacune des trois cents personnes présentes avait reçu un dépliant de 8 pages sur lequel figurait une impressionnante liste de soutien des élus à Gérard Schivardi : Marcel Rainaud, président du conseil général de l'Aude, mais aussi sénateurs et députés audois, maires, et autres élus, ensemble pour clamer leur incompréhension d'une sanction aussi dure envers un élu unanimement considéré comme droit, honnête, et fervent défenseur des valeurs républicaines mais aussi du Service public à la Française. L'homme élu avec 63 % des voix, et dont même des adversaires politiques reconnaissent volontiers l'intégrité. Hier soir, à mots (tout juste) couverts, Gérard Schivardi laissait entendre qu'il était victime d'une décision politique, pour ses combats : rappelant le fait que Mailhac dont il est maire, avait été l'une des premières communes à refuser d'appliquer le Service minimum d'accueil dans les écoles ou encore ses combats pour les communes ou les départements. « Gérard, les hommes comme toi dérangent, parce qu'ils sont honnêtes et qu'on ne les achète pas » lançait Lydie Faure, représentant Éric Andrieu, vice-président du conseil régional, et secrétaire fédéral du parti socialiste audois. « Tous les citoyens du vignoble soutiennent cet homme honnête et qui parle vrai. Si l'on punit les gens honnêtes tandis que les gougnafiers détournent en toute impunité les fonds publics, on entre dans une période où le peuple saura se faire entendre » ajoutait Jean Vialade.

« Oui, nous allons faire appel » confirmait Gérard Schivardi. Un appel devant le conseil d'État, une décision qui n'a pas été évidente, pour celui qui l'an dernier n'avait pas hésité à briguer la fonction suprême « lorsque j'ai appris la décision d'invalidation, j'étais complètement sonné. J'ai pensé à tout laisser, ne plus exercer de mandat ».

L'homme blessé, un genou à terre, a hier soir, pu relever la tête, soutenu par élus et électeurs. En attendant la décision des juges « pour rétablir l'honneur bafoué de Gérard ».

Par dgsmairiemetierarisque - Publié dans : Gaspillages Publics et Scandales
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 13:17

| COUDEKERQUE-BRANCHE | www.lavoixdunord.fr

Hier soir, salle Jean-Vilar, un conseil municipal exceptionnel a permis à la population, venue en nombre, de découvrir les conclusions de l'audit financier commandé par la nouvelle équipe municipale, élue en mars dernier. Édifiant ! PAR BRUNO VERHEYDE

 

dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-CHARLES BAYON

Promesse de campagne, cet audit financier a nécessité deux mois d'enquête au cabinet Ernst & Young qui a communiqué ses conclusions à l'équipe municipale le 31 décembre. Lui prédisant quelques « bonnes » années d'austérité et lui décrivant une santé chancelante. «  C'est pire que ce que nous avions craint », témoigne le maire, David Bailleul, glacé par les conclusions du document d'une soixantaine de pages prévoyant un état de « quasi faillite » (si la gestion demeurait identique) et pointant quelques irrégularités susceptibles de donner lieu à des poursuites pénales.

«  Durant la campagne, nous avons essuyé des critiques terribles, on nous a traité de "Judas". Mais notre but n'était pas de prendre la place d'André Delattre, de le traîner devant les tribunaux. Nous avions simplement la volonté, au vu de ce que nous soupçonnions, d'aider notre ville. Les résultats de cet audit nous confortent, même si nous éprouvons une forme de tristesse d'avoir eu raison », reconnait le maire.

Mettant en avant des pratiques financières douteuses, un pouvoir du maire basé sur «  un système alliant pressions et sanctions  », les rapporteurs de l'audit ont établi un document accablant.

Alors que la situation de 2001 est décrite comme défavorable, la gestion opérée jusqu'en 2007 a conduit à une dégradation continue des finances de la commune. La capacité de désendettement est passée de 2,4 à 13 ans, un niveau proche du seuil d'alerte. «  La dégradation de la santé financière aurait dû appeler des arbitrages dès 2002. La situation doit être assainie sous peine de risque d'insolvabilité », précise l'audit qui ajoute que si la ville avait poursuivi sur le même rythme, elle aurait été «  dans une situation d'impasse financière, de quasi faillite dès 2009, soumise à un risque de mise sous tutelle. » Cela s'est joué à 143 voix en mars dernier...

Les auditeurs ont pointé deux causes majeures à cette dégradation qui n'est nullement consécutive à l'investissement : la hausse des dépenses de fonctionnement (+26%) due en grande partie à l'explosion des dépenses de personnel (+ 53%). «  Le nombre de titulaires est passé de 193 personnes (fin 2001) à 383 fin 2007. » L'audit pointe par exemple le doublement du personnel dans les crèches alors que durant le mandat, il n'y a pas eu d'ouverture ni modification d'amplitude horaire dans les structures existantes.

Diagnostic terrible

Cette augmentation des effectifs n'a, paradoxalement, pas fait baisser le nombre d'heures supplémentaires qui a même augment sensiblement chaque année. «  De plus, malgré la hausse des effectifs, les travaux externalisés et non réalisés en interne sont très conséquents et ne diminuent pas... Ces dépenses pèseront durablement sur l'équilibre financier de la ville, compte tenu de la pyramide des âges : 236 agents ont moins de 45 ans, seulement 80 devraient partir à la retraite dans les dix ans.

 » Le diagnostic est terrible. Le remède guère souriant. «  La nouvelle majorité hérite de finances qui laissent peu de latitude et appellent à des arbitrages forts. » Les Coudekerquois vont donc devoir se serrer fermement la ceinture car, en raison du niveau déja très élevé des taux d'imposition, la ville ne dispose plus d'une grande marge de manoeuvre sur le plan fiscal.

Les rapporteurs de l'audit ont également mis en perspective hier soir l'état des finances de la ville et les indemnités versées aux élus. « Alors que la situation financière de la collectivité connaissait une phase de détérioration, les dépenses à destination des élus ainsi que des dépenses à caractère somptuaire ont été dynamiques. Les indemnités versées aux élus ont progressé de plus +65% entre 2001 et 2007.

 » Membre de l'équipe municipale d'André Delattre, Benoit Vandewalle, premier adjoint de David Bailleul, se veut serein à ce sujet. «  Quand, en 2005, j'ai pointé les dérives concernant les charges de personnel, j'ai été mis à l'écart. J'étais rapporteur du budget et je n'avais plus le droit de voir les comptes. Ce mode de fonctionnement autocratique ne supportait aucune remise en cause. C'est pourquoi nous avons été certains à nous lever. » Reste désormais à son équipe à trouver des solutions. L'audit a proposé deux hypothèses. Dans la première, qui se base sur une évolution conforme à celle du premier mandat, la capacité de désendettement ne peut plus être calculée et, dès 2010, la ville doit emprunter pour rembourser, «  ce qui est contraire à la règle des finances locales ».

Dans la seconde, qui table sur une évolution conforme à celle de la moyenne des collectivités, l'impasse financière serait repoussée d'un an. «  Sa capacité de désendettement serait alors de l'ordre de 45 années. » La solution est donc ailleurs, dans un plan drastique d'austérité (depuis mars, un prêt « toxique » a été renégocié, les indemnités des élus ont baissé...). «  Sans toutefois avoir recours à une augmentation de l'imposition, nous nous y sommes engagés », a affirmé David Bailleul.

Par dgsmairiemetierarisque - Publié dans : Gaspillages Publics et Scandales
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Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /2008 04:12

Saint-Girons. Le capitaine de gendarmerie suspendu

Saint-Girons. Il a volé pour 70 € dans un magasin de bricolage de Haute-Garonne.

L a plainte pour vol à l'étalage, déposée le 22 novembre par le directeur d'une grande surface de bricolage de Mane (Haute-Garonne) a abouti, dans la semaine, à l'arrestation du capitaine Calméjane, commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Girons.

Les images de vidéosurveillance du magasin, puis le signalement du véhicule ayant conduit la section de recherche jusqu'à la gendarmerie de Saint-Girons.

Le vol concernait un kit de matériel de bricolage pour encadrement, d'une valeur de 70€. Confondu par les enquêteurs, le capitaine Calméjane a été immédiatement suspendu de ses fonctions. L'homme a fait valoir ses droits à une retraite anticipée.

Il avait pris ses fonctions en septembre

Le capitaine Jean-Louis Calméjane, 53 ans, avait été installé dans ses fonctions de commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Girons le 8 septembre dernier. Un retour au pays pour cet enfant de Saint-Girons passé par l'école du Champ-de-Mars, le collège et lycée du Couserans. Au cours de sa carrière de gendarme, les brigades couseranaises d'Oust et Sainte-Croix-Volvestre l'avait connu comme chef il y a quelques années. Après être passé par la brigade des recherches d'Agen, il avait occupé le poste d'adjoint au commandant de la compagnie de Mont-de-Marsan d'où il était arrivé cet été.

Pour le lieutenant-colonel Monnier, commandant la compagnie de gendarmerie de Foix, le service public gendarmerie continue normalement sa mission auprès de la population ariégeoise. La gendarmerie reste humaine et, des problèmes personnels graves, comme c'est ici le cas, peuvent aussi conduire un gendarme au faux pas.



Foix. Le sous-préfet roulait en état d'ivresse

Jean-Marc Duché, secrétaire général de la préfecture n'occupe plus ses fonctions.

Jean-Marc Duché, sous-préfet d'Ariège, n'occupe plus ses fonctions.

Ce dernier, qui assumait aussi le poste de secrétaire général de la préfecture, a été nommé en date du 4 novembre dernier sous-préfet hors cadre, et ce par décret du président de la République. En atteste la publication au Journal Officiel.

« Hors cadre », un terme sibyllin qui signifie en fait « hors activité»,et dont la préfecture expliquait, hier soir, que cette décision avait été prise place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, motivée «pour des raisons de santé ». Un décret permettant ainsi d'enclancher toutes les mesures pour le «remplacer le plus rapidement possible».

Or, les faits n'ont pas tardé à être connus et il semblerait que cette mise hors cadre soit fondée sur d'autres raisons. L'Ariège est bien petite et comme dans un village, les choses finissent par se savoir. En tous cas par se soupçonner. Selon nos sources, cette mise à l'écart reposerait sur une conduite en état d'ivresse. Un taux d'alcoolémie supérieur à 2 grammes d'alcool dans le sang aurait été relevé alors que celui-ci, le 17 octobre dernier , était seul impliqué dans un accident de la circulation à Pamiers, lors d'un trajet privé.

Ce jour-là, il est 17 heures, le sous-préfet Jean-Marc Duché circule sur l'avenue Alsace-Lorraine à bord de son véhicule de fonction, une Laguna grise. Une subite sortie de route verra sa voiture s'encastrer dans un bac en béton protégeant un arbre sur le large trottoir. Sous la violence du choc, les airbags se déclencheront. De nombreux passants, témoins oculaires de la scène, remarqueront sur le siège avant passager du véhicule un gyrophare, accessoire parfois utilisé par les officiels et hauts fonctionnaires de l'Etat. A l'intérieur de la voiture accidentée , le secrétaire général de la préfecture Jean-Marc Duché et son fils, âgé de 12 ans, ne sont fort heureusement pas blessés. Ils ressortiront indemnes. Le véhicule est sérieusement endommagé.

Suspendu de ses fonctions pour lesquelles il avait été nommé par décret le 20 juillet 2006, Jean-Marc Duché aurait quitté le département et serait actuellement en cure.Il est remplacé, pour l'heure, par le sous-préfet de Pamiers, Marie-France Combier, qui assume l'intérim du secrétariat général.

X. Olmos pour la dépêche du midi

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