Prise de position !

Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /2008 11:33
Le maire de Locminé (Morbihan) fait appel à une société de surveillance

Le maire de Locminé (Morbihan) a fait appel, depuis début novembre, à une société de surveillance pour lutter contre les actes de vandalisme qui, indique "Le Télégramme" (12/11), «se multiplient (feux de poubelles, vols, tags, parterres de fleurs détruits, vitres brisées, voitures endommagées, etc.)
Selon le quotidien régional, Grégoire Super, le maire (SE), estime que «les forces de gendarmerie font ce qu’elles peuvent. Le week-end, ils ne sont que deux à trois gendarmes de garde pour Baud et Locminé».
Pour des raisons financières, Grégoire Super a donc proposé au conseil municipal de faire appel à une société de surveillance le week-end des 8 et 9 novembre.
Selon lui, le coût annuel d’un policier municipal avoisine les 35.000 euros, salaire, voiture et tous frais annexes compris. «Nous ne voulons pas d’une hausse des impôts pour augmenter les effectifs de la police municipale... Nous sommes limités par les moyens budgétaires. Nous ne ferons appel aux services de (NDLR: de la société) que quelques week-ends par an», continue le maire.
Celle-ci, pour deux nuits, à raison de six rondes d’une demi-heure par nuit, demande 360 €.
Le maire indique qu’il a d’autant moins d’états d’âme à faire appel à une société privée qu’il n’est pas tout seul: «D’autres communes y recourent déjà, comme Sarzeau, Saint-Avé et Séné.» «J’espère créer un sentiment d’insécurité chez les auteurs d’incivilité », conclut le maire.
Reste que le maire semble avoir pris une décision qui, sur un plan juridique, est «illégale». Selon une réponse faite par le ministère de l’Intérieur (1), le Code général des collectivités territoriales prévoit en effet que le maire dispose, pour exercer son pouvoir de police municipale, «du concours de la police ou de la gendarmerie nationales, et des agents de police municipale le cas échéant.» Le ministère ajoute qu’il est «de jurisprudence constante qu'un contrat portant dessaisissement des pouvoirs de police est nul (CE, ville de Castelnaudary, 17 juin 1932; commune de Menton, 1er avril 1994). Il n'est donc pas possible pour une commune de déléguer à une société privée de sécurité la surveillance de la voie publique

(1) Question écrite n° 00249, réponse publiée dans le JO Sénat du 27/09/2007.

Par dgsmairiemetierarisque - Publié dans : Prise de position !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /2008 10:04

Du site bien informé www.marianne2.fr

«Quelque chose se passe, j'en suis convaincu. Il est temps de goûter la différence.» Jeudi 30 octobre, à Paris dans le 14e arrondissement, Benoît Hamon finit son meeting sous les applaudissements. 600 personnes sont réunies. Essentiellement des jeunes. Et Mademoiselle K crache son rock pour midinettes dans les enceintes. Mais sitôt descendu de la tribune, le chef de file d'Un monde d'avance confie ses doutes : «Mélenchon n'a pas tort : la participation sera faible…»

Les réunions font le vide
Quelques jours auparavant, le sénateur de l'Essonne a révélé à Jean-Michel Aphatie un secret de polichinelle : l'engouement autour du 75e congrès du parti n'est pas au rendez-vous. Il suffisait de faire le tour des fédérations pour s'en rendre compte : les réunions de sections, là où était censé naître le débat sur les six textes d'orientation, n'ont pas fait le plein. C'était même le royaume du vide, les réunions accueillant parfois moins de 10% des militants inscrits dans les sections… «Les gens sont blasés par la bataille des chefs, explique, dépité, un porteur de la motion Delanoë du Sud de la France. Ils ne se sentent pas concernés. C'est dommage parce que c'est un congrès important. Le débat aurait pu être de qualité. Il y avait de bonnes idées dans toutes les motions. Et puis il y a le calendrier qui n'est pas terrible avec la crise et les élections américaines…» Au final, quelle que soit la motion derrière laquelle ils se sont rangés, la plupart des dirigeants socialistes tablent ce soir sur la participation de 120 000 adhérents sur un total de… près de 230 000 militants officiellement inscrits, soit un taux d'abstention de 48%!

Opération «vote propre»
Retour dans le 14e arrondissement. Benoît Hamon ne doute pas seulement de la participation des militants au scrutin. Il sait aussi que dans certaines fédérations, il fera «un score deux fois moins important que (sa) moyenne nationale…» Pourquoi? Parce que la fraude, c'est l'autre incertitude de ce congrès. Mais ça, c'est un peu une constante dans le parti à la rose. Des fédérations comme celles des Bouches-du-Rhône, de l'Hérault, du Nord et du Pas-de-Calais jouissent d'une réputation sulfureuse. Mais les instances du PS ont pris les devants. François Hollande s'est lancé dans une sorte d'opération «vote propre» en se fendant d'un texte, la circulaire 1365 (à télécharger ci-dessous). Ce document interne au parti socialiste fixe «sept conditions impératives qui viennent renforcer et/ou compléter les dispositions» déjà existantes pour encadrer le vote des militants. Le texte revient par exemple sur «les horaires d'ouverture des bureaux de vote» ou bien encore sur «la signature des listes d'émargement». Le point sans doute le plus intéressant : le paragraphe sur «la régularisation des cotisations le jour du vote».


(Extrait de la circulaire 1365)
(Extrait de la circulaire 1365)
Au PS comme partout ailleurs, ne sont censés voter que ceux qui ont payé leur adhésion. Et cette année, sur les 230 000 adhérents apparaissant sur les listes électorales du parti, environ 65 000 n'ont pas encore envoyé leur chèque. Avec cette circulaire, le bureau national a décidé de n'autoriser «la mise à jour en espèces» qu'«à titre exceptionnel dès lors qu'elle est justifiée, encadrée et acceptée par l'unanimité des mandataires de motion présents dans le bureau de vote». Auparavant les régularisations en espèces, sans aucune condition, permettaient toutes les dérives. A commencer par le paiement en masse de cotisations par des petits barons locaux.


(Extrait de la circulaire 1365)
(Extrait de la circulaire 1365)
Rosa, rosae mais surtout rosam
Mais cette circulaire ne peut pas tout régler. Ainsi, Libération s'est procuré un curieux courrier du président de la fédération du Pas-de-Calais, Serge Janquin. Cette lettre de ce partisan de Martine Aubry est adressée à ses secrétaires de section : «Chers camarades, vous venez d'être destinataire du fichier national (Rosam, ndlr) pour votre section qui sert de liste d'émargement au vote du 6 novembre ; certains d'entre vous se sont inquiétés de distorsions qu'ils constatent entre le fichier national et celui qu'ils ont tenu à jour pour leur section. (…) Nous te faisons entière confiance afin d'organiser au mieux ce scrutin. Si tu le souhaites, tu peux faire voter les militants à jour de cotisation mais qui ne figurent pas sur Rosam en les faisant émarger sur le listing de la section.» La circulaire 1365 est pourtant claire : «Seules les listes d'émargement adressées aux fédérations par le siège national sont utilisables le soir du vote (listes "Rosam")»...

Par dgsmairiemetierarisque - Publié dans : Prise de position !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /2008 06:52

Ville de Québec: retraite dorée à 60 ans 

 

Ville de Québec: retraite dorée à 60 ans

Agrandir

L'administration de la Ville de Québec ne réclame pas l'abolition de la «prime de raccordement» dans les présentes négociations avec les employés.

Photothèque Le Soleil

François Bourque
Le Soleil

(Québec) Des employés de la Ville de Québec, qui partent à la retraite à 60 ans, gagnent parfois plus cher (revenu net) que lorsqu'ils é­taient au travail.

Ville de Québec: retraite dorée à 60 ans

Agrandir

Taux de remplacement du dernier salaire

Infographie Le Soleil

Des fonctionnaires et des cols bleus qui touchaient 40 000 $ peuvent ainsi recevoir jusqu'à 103 % de leur salaire net pendant cinq ans. Le régime de retraite de l'ancienne Ville de Québec leur assure alors jusqu'à 84 % de leur revenu net, auquel s'ajoutent une «prime de raccordement» et la prime du Régime des rentes du Québec, pour un total pouvant atteindre 103 %. Il en va ainsi pendant les cinq premières années de retraite.

Le pourcentage chute ensuite à... 97 % ou 98 % lorsque ces retraités atteignent 65 ans et cessent de toucher la «prime de raccordement». Cette prime de raccordement avait été instituée à l'époque où la Ville de Québec voulait encourager ses employés à partir plus vite à la retraite. Elle visait à réduire l'écart entre le salaire net gagné au travail et le revenu de retraite.

Depuis qu'il est possible de toucher la prime du Régime des rentes du Québec dès 60 ans, la pertinence du «raccordement» a été parfois remise en question.

 

L'administration Boucher avait d'ailleurs souhaité l'abolir et l'avait inclus dans ses demandes de négociation, mais y avait finalement renoncé devant le refus catégorique des syndicats.

Aussi étonnant qu'il puisse paraître, l'abandon de la prime de raccordement ne fait donc pas partie des demandes de la Ville dans les présentes négociations.

Un tableau préparé par les actuaires Normandin Beaudry montre que les employés de Québec, qui partent à 60 ans après 30 ans de services, ont droit à une retraite généreuse dont les conditions varient selon la nature de l'emploi et le salaire final. Le groupe le moins favorisé est celui des employés qui gagnaient 70 000 $ et qui ne reçoivent que... 86 % à 88 % de leur salaire net après 65 ans.

Il importe de préciser que seuls les employés qui ont travaillé dans l'ancienne Ville de Québec ont droit à la prime de raccordement.

Les régimes de retraite de Québec sont harmonisés depuis 2005, mais la rente versée à chaque employé reste tributaire des régimes en vigueur avant les fusions.

Les employés de l'ancienne Ville de Québec ou de l'ancienne communauté urbaine de Québec (CUQ) avaient de meilleures con­ditions de retraite que ceux de villes plus petites.

À chacun ses déficits

Au moment des fusions, plusieurs régimes de retraite des anciennes villes étaient en déficit, notamment à Québec. D'autres régimes, com­me à la CUQ et à Sainte-Foy, étaient au contraire en surplus.

Le bilan cumulatif au moment des fusions : un déficit de 120 millions $. Il avait été con­venu alors que chaque ancienne ville pouvait disposer de ses surplus et que chacu­ne restait responsable de ses déficits. Cette règle tient toujours.

Les citoyens de l'ancienne Ville de Québec vont ainsi continuer de payer seuls les déficits de leurs anciens régimes de retraite, qui atteignent aujourd'hui 171 millions $. Il est prévu que cette dette sera éteinte vers 2045.

Au total, les déficits de tous les régimes de retraite de Québec dépassent actuellement les 535 millions $, incluant les déficits à la charge spécifique de l'une ou l'autre ancienne ville.

Par dgsmairiemetierarisque - Publié dans : Prise de position !
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Liens

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus